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Flavien Kouatcha est un jeune ingénieur aux idées folles, qui est l’auteur d’un parcours académique et professionnel des plus atypiques. Titulaire en 2011 d’un diplôme d’ingénieur généraliste de l’Institut UCAC-ICAM au Cameroun, il travaille pendant 4 années dans la maintenance industrielle, puis dans le marketing avant de se retourner vers la passion de ses premiers jours : l’agriculture.

 

Celui qui définit la monotonie comme l’une de ses plus grandes phobies se considère également comme un entrepreneur agricole de la nouvelle génération. « Pour avoir claqué la porte à la merveilleuse carrière qui m’attendait, je me suis dit que je ne devrais pas faire de l’agriculture comme tout le monde », révèle-t-il. C’est ainsi qu’en prélude à la création de son entreprise, le jeune homme est retourné vivre pendant plusieurs mois en zone rurale avec sa grand-mère, pour comprendre son environnement et offrir une solution à un problème réellement présent.

‘Save Our Agriculture’ est donc une jeune entreprise spécialisée dans l’aquaponie, sous-entendue ici l’élevage de poissons en symbiose avec la culture de légumes biologiques dans un même habitacle dénommé unité aquaponique. Au sein de ses unités aujourd’hui brévetées à l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle, l’entreprise produit un rendement 100 fois supérieur d’aliments de qualité en utilisant 10 fois moins d’eau qu’en agriculture traditionnelle et sans engrais chimique. L’entreprise de 11 collaborateurs possède aujourd’hui 2 bureaux, notamment au Cameroun et au Sénégal.

Aujourd’hui, l’entreprise ‘Save Our Agriculture’ mise sur l’aquaponie, technique de production qu’elle considère comme étant le futur de l’agriculture en Afrique et dans le monde, fort des prévisions de croissance annoncées par la Banque Mondiale, pour une population devant atteindre les 9 Milliards en 2030. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise mise sur des collaborations solides avec des entités telles que Centurion Law Firm, cabinet d’avocats avec une présence sur plusieurs pays africains, ou encore son partenariat avec la Communauté Urbaine de Douala, qui va lui permettre de vulgariser la technique au maximum. Grâce à un financement de 100.000 USD récemment obtenu de la BMCE Bank of Africa, elle compte ainsi installer une dizaine d’unités aquaponiques dans 3 des plus grandes villes du Cameroun, notamment Douala, Yaoundé et Buéa. S’en suivra ainsi un processus de transfert de technologie sur d’autres pays d’Afrique dont les potentiels repreneurs sont déjà en cours d’identification.

Dotée d’un management participatif et plaçant l’équilibre des genres et des chances au centre de sa politique globale, l’entreprise comporte 2 femmes sur les 3 membres de son comité de direction actuel, envisage de créer 15 emplois directs et 8 indirects en 2018, et enfin de nourrir pas moins de 100.000 personnes grâce aux aliments provenant de ses unités aquaponiques.

 

Source: Portail Jeunesse Francophonie!





Article publié le 23 | 08 | 2018 13H:00

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